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Le mythe du couple franco-allemand – Traité de l’Elysée

LES 50 ANS DE MYSTIFICATION DU TRAITÉ FRANCO-ALLEMAND DE L’ÉLYSÉE

 

Signature du traité franco-allemand

Signature du traité franco-allemand dit “de l’Élysée” le 22 janvier 1963.   De gauche à droite, assis autour de la table :

  • Gerhrard Schroeder, ministre des affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne
  • Konrad Adenauer, chancelier de la République fédérale d’Allemagne, en train de signer le traité
  • Charles de Gaulle, président de la République française, en train de signer l’autre copie du traité
  • Georges Pompidou, Premier ministre de la République française
  • Maurice Couve de Murville,ministre des affaires étrangères de la République française

Une observation minutieuse de la photo donne l’impression que les deux ministres des affaires étrangères, allemand et français, prennent un air absent, ou songeur. Comme s’ils savaient déjà parfaitement, l’un et l’autre, que ce traité serait vidé de sens par la partie allemande lors de sa ratification quelques mois après.

La suite du remarquable article de François Asselineau sur :

http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/le-mythe-du-couple-franco-allemand-traite-elysee

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Catégories :etats de l'UE, histoire, Videos

Des origines du moteur franco-allemand…

Les célébrations d’anniversaires ou autres commémorations d’évenements historiques ont le mérite de nous rappeler des moments majeurs de notre histoire, voire parfois de nous en révéler l’existence. C’est le cas, pour le Traité de l’Elysée.
Nous serons invités à célébrer le cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée le 22 janvier prochain. Certains medias commémorent dés cette semaine l’amitié franco-allemande.
Mais une question se pose: les médias nous expliqueront-ils tous les enjeux de ce traité ?
On peut en douter car, pour l’instant, les seuls protagonistes évoqués sont de Gaulle et Adenauer.
Rien sur le « fédérateur extérieur » dont parlait Charles de Gaulle dans sa conférence de presse du 15 mai 1962. Peut être maintiennent-ils le suspens jusqu’au 22 janvier pour nous apprendre que quelques jours avant la signature, Kennedy convoqua l’ambassadeur d’Allemagne Karl Heinrich Knappstein, pour lui signifier son total désaccord avec ce traité. Ou peut être nous rappelleront-ils que 6 mois après la signature, un préambule interpretatif fût ajouté lors de la ratification du dit traité par le Bundestag, le vidant ainsi de sa substance, et contentant par conséquent JFK.(1)

Et après avoir fait un immense travail de contextualisation, on peut être certains qu’ils évoqueront la phrase de de Gaulle à Peyreffite : « Les Allemands avaient été mon grand espoir, ils sont mon grand désappointement »(2) C’est donc de cela que procède le moteur franco-allemand…

(1) « Qui gouverne la France et l’Europe ? » ,partie 2 à partir de 17’42 http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=SWKBp32IFmk
(2) C’était de Gaulle tome 2 page 305 éditions Fayard

Charles G

Catégories :histoire, médias

Régis Debray : « Tous les révolutionnaires latino-américains que j’ai connus étaient gaullistes… Le Che était gaulliste… »

Régis Debray était l´invité de la matinale de France Culture vendredi 4 janvier 2013 à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Modernes Catacombes ».

Interrogé par Marc Voinchet au sujet de ses activités auprès de Che Guevara en Bolivie, le philosophe est revenu sur l’une de ses déclarations faite en 1970 au journaliste Bernard Volker.
La question qui lui fût alors posée, portait sur le départ de Charles de Gaulle et ses conséquences. Voici ce que Régis Debray répondît : « Ce que je souhaite , c’est que les pas qu’avait fait le général de Gaulle dans la voie d’une politique indépendante demeure et subsiste  inchangée. »
Quand Marc Voinchet lui  fait part de son étonnement d’une telle déclaration, Il répond « Tous les révolutionnaires  latino-américains que j’ai connus étaient gaullistes , le Che était gaulliste… »
Pour écouter l’émission de France Culture, cliquer sur le lien ci-dessous. Le passage évoqué précédemment se trouve à partir de 22′ 55 .
Catégories :histoire

La commission européenne fixe des priorités inquiétantes pour l’économie numérique en 2013-2014

La commission européenne fixe des priorités inquiétantes pour l’économie numérique en 2013-2014

Le 18 décembre 2012, la Commission européenne a annoncé publiquement qu’elle avait adopté sept nouvelles priorités pour l’économie et la société numériques.

Comme à l’accoutumée, le peuple français, comme les autres peuples de l’UE, sont sommés de mettre en œuvre ces décisions, prises souverainement par un aréopage de technocrates non élus et étrangers.

C’est Mme Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne, qui est en charge de ce secteur au sein de la Commission.

Rappelons au passage le pedigree de Mme Kroes :

  • de nationalité néerlandaise, cette femme d’affaires était membre de 43 conseils d’administration (avec la rémunération allant avec…), notamment de grands groupes américains (Mc Donald’s), en particulier du complexe militaro-industriel (Lockheed Martin, Lucent Technologies) ou de sociétés de consultance souvent suspectées d’être proches de la CIA (Price Watherhouse Coopers).

suite de l’article sur :

http://www.u-p-r.fr/actualite/europe/la-commission-europeenne-fixe-des-priorites-inquietantes-pour-leconomie-numerique-en-2013-2014

Catégories :commision europeenne

Peut-on concilier construction européenne et respect de la souveraineté des nations ? La contre-preuve par l’échec du Plan Fouchet

Le Plan Fouchet fut présenté par le gouvernement français en 1961-1962. Ce fut une tentative de réponse aux pressions continuelles – politiques et médiatiques – subies par Charles de Gaulle pour accepter l’idée d’une Europe intégrée.

L’homme du 18 juin avait compris tout à la fois :

– que la construction européenne était une entreprise de vassalisation américaine, ce qu’il dénonça dans sa conférence de presse du 15 mai 1962 ;

Pour visionner la conférence dans sa totalité :

http://www.ina.fr/fresques/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00078/conference-de-presse-du-15-mai-1962-questions-europeennes.html

– mais qu’il n’avait pas les moyens politiques de faire sortir la France de ce piège car il ne disposait pas d’une majorité pour cela à l’Assemblée nationale (les ministres MRP du gouvernement avaient démissionné le soir même de ladite conférence).

Nous renvoyons ici à notre dossier « De Gaulle était-il vraiment pour l’Europe ? »

http://www.u-p-r.fr/dossiers-de-fond/de-gaulle-et-l-europe/introduction-3

Pour prendre en compte cette situation, de Gaulle proposa donc à ses partenaires ce « Plan Fouchet », qui était en quelque sorte un projet « souverainiste » avant la lettre. Veillant à ménager la chèvre et le chou, ce plan de coopération conçu unilatéralement ne rompait pas officiellement avec la construction dite « européenne » mais il la limitait en fait à une simple concertation internationale entre États souverains : avec un Conseil des chefs d’État et de gouvernement qui devait statuer à l’unanimité, trois Comités des ministres (Affaires étrangères, Défense et Éducation nationale), une Assemblée parlementaire européenne purement consultative, et une « Commission politique » sans pouvoir et constituée de hauts fonctionnaires.

Ce qu’il faut surtout retenir du « Plan Fouchet », c’est que ces propositions furent brocardées dans la presse et rejetées par les cinq autres partenaires de la France, tous dans la main des Américains.

Washington, qui avait bien compris que le « Plan Fouchet » était une tentative d’enterrement de son projet machiavélique de domination géopolitique de l’ensemble du continent européen, l’empêcha ainsi de se concrétiser.

De Gaulle le constata avec amertume, en traitant les cinq autres États de « colonisés » : « La difficulté, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper des Américains » (4 janvier 1963, cité dans C’était de Gaulle, Alain Peyrefitte, tome 2, Partie III, Fayard, 1997, p. 15).

Conclusion

Tout ceci n’a pas seulement qu’un intérêt historique rétrospectif : le « Plan Fouchet » et son échec sont la preuve de l’impasse inéluctable de tout projet « souverainiste », c’est-à-dire fondé sur les ambiguïtés et la non prise en compte des stratégies des autres États.

Le « souverainisme » est voué à l’échec car il refuse de comprendre qui tire les ficelles de la prétendue « construction européenne » et il refuse d’admettre que l’écrasante majorité des autres États d’Europe sont vassalisés par les Américains. Le « souverainisme » est un rêve car il occulte la réalité du rapport de force, ce qui le condamne à l’impuissance.

Déjà impossible en 1961-1962 alors que la France était l’État le plus puissant et le plus influent de la petite « Europe des Six » dont ne faisait pas partie le Royaume-Uni, un Plan Fouchet serait a fortiori bien plus impossible encore avec une Europe à 27 où la France est marginalisée pendant que triomphe la stratégie américaine de vassalisation.

Comme on ne peut pas décider pour autrui, il reste à décider pour soi-même : la France n’a pas d’autre solution que de sortir de l’Union européenne.

Catégories :etats de l'UE

L’actualité nationale, européenne et internationale commentée par nos observateurs politiques

Le site « LeDémoCritique » est un nouveau site Internet indépendant, qui a décidé de permettre aux citoyens français de pouvoir comparer, de manière claire, concise et sur un même site, les idées et programmes des différents partis politiques français. L’idée est inspirée des “bancs d’essai” des consommateurs.

Le site vient de mettre en ligne les premières contributions, qui concernent, outre l’UPR, l’UMP, le FN, l’UDI, DLR, l’AEI, S&P.

Nous invitons nos adhérents et sympathisants à aller commenter :

http://www.ledemocritique.com/syntheseupr.php

Catégories :médias

L’Italie n’a pas la bonne monnaie ni le bon mouvement politique

Dans un numéro récent (10 décembre 2012) du grand quotidien britannique Daily Telegraph, le célèbre journaliste Ambrose Evans-Pritchard explique que « le départ de Mario Monti est la seule façon de sauver l’Italie ».

Pourquoi ? Parce que «  l’Italie a un seul problème économique majeur : elle n’a pas la bonne monnaie » et Mario Monti est l’homme qui a été placé à la tête de l’Italie pour que le pays reste dans cette monnaie.

Dans cet article très bien documenté, Ambrose Evans-Pritchard démystifie l’idée selon laquelle une sortie de l’Italie de l’euro serait un désastre économique pour le pays. Il montre au contraire qu’un retour à la lire est non seulement souhaitable, mais qu’un retrait de Mario Monti pourrait être un premier pas dans cette direction.

Ce qu’il faut retenir de cet article :

  • – L’Italie est plus riche que l’Allemagne en termes de richesse par habitant. Elle a le premier excédent primaire du G7. Son cumul de dette privée et publique est inférieur à celui de la France, des Pays-Bas, du Royaume Uni, des États-Unis ou du Japon.
  • – Selon Andrew Roberts de la banque RBS : […] « S’il y a bien un pays d’Europe qui aurait intérêt à sortir de l’euro pour restaurer sa compétitivité, c’est évidemment l’Italie ». Analyse corroborée par une étude de la Bank of America.
  • – L’obstacle principal à un retrait de l’euro est Mario Monti, ardent défenseur du projet européen et de l’euro. Plus tôt sera sa sortie, plus tôt le pays pourra stopper sa descente dans la récession. Les marchés sont d’ailleurs horrifiés à cette idée, en témoigne la flambée récente des taux sur le 10-ans italien.
  • – Un tel scénario démontrerait que les propos de M. Draghi promettant de venir à l’aide des pays de manière « illimitée » ne reposent sur rien de concret, et que le vrai pouvoir est encore du côté des hommes politiques.
  • – Alors que la chute de l’économie italienne s’accélère, il serait surprenant que, lors des élections à venir, les italiens accordent leur confiance à des hommes politiques partisans de mesures ayant prouvé leur inefficacité. 30% d’entre eux seulement estiment aujourd’hui  que l’euro a été « une bonne chose ».
  • – L’intervention de Berlusconi ce weekend témoigne de ce que les voix anti-austérité commencent à se refaire entendre. « L’Italie est au bord de l’abysse. Je ne peux pas laisser mon pays être entraîné dans une spirale de récession sans fin. […] La situation est aujourd’hui pire qu’il y a un an. Nous ne pouvons pas continuer ainsi » a t-il déclaré.

suite de l’article sur :

http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/les-2-problemes-italie-monnaie

Catégories :etats de l'UE