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Le mythe du couple franco-allemand – Traité de l’Elysée

LES 50 ANS DE MYSTIFICATION DU TRAITÉ FRANCO-ALLEMAND DE L’ÉLYSÉE

 

Signature du traité franco-allemand

Signature du traité franco-allemand dit “de l’Élysée” le 22 janvier 1963.   De gauche à droite, assis autour de la table :

  • Gerhrard Schroeder, ministre des affaires étrangères de la République fédérale d’Allemagne
  • Konrad Adenauer, chancelier de la République fédérale d’Allemagne, en train de signer le traité
  • Charles de Gaulle, président de la République française, en train de signer l’autre copie du traité
  • Georges Pompidou, Premier ministre de la République française
  • Maurice Couve de Murville,ministre des affaires étrangères de la République française

Une observation minutieuse de la photo donne l’impression que les deux ministres des affaires étrangères, allemand et français, prennent un air absent, ou songeur. Comme s’ils savaient déjà parfaitement, l’un et l’autre, que ce traité serait vidé de sens par la partie allemande lors de sa ratification quelques mois après.

La suite du remarquable article de François Asselineau sur :

http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/le-mythe-du-couple-franco-allemand-traite-elysee

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Peut-on concilier construction européenne et respect de la souveraineté des nations ? La contre-preuve par l’échec du Plan Fouchet

Le Plan Fouchet fut présenté par le gouvernement français en 1961-1962. Ce fut une tentative de réponse aux pressions continuelles – politiques et médiatiques – subies par Charles de Gaulle pour accepter l’idée d’une Europe intégrée.

L’homme du 18 juin avait compris tout à la fois :

– que la construction européenne était une entreprise de vassalisation américaine, ce qu’il dénonça dans sa conférence de presse du 15 mai 1962 ;

Pour visionner la conférence dans sa totalité :

http://www.ina.fr/fresques/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00078/conference-de-presse-du-15-mai-1962-questions-europeennes.html

– mais qu’il n’avait pas les moyens politiques de faire sortir la France de ce piège car il ne disposait pas d’une majorité pour cela à l’Assemblée nationale (les ministres MRP du gouvernement avaient démissionné le soir même de ladite conférence).

Nous renvoyons ici à notre dossier « De Gaulle était-il vraiment pour l’Europe ? »

http://www.u-p-r.fr/dossiers-de-fond/de-gaulle-et-l-europe/introduction-3

Pour prendre en compte cette situation, de Gaulle proposa donc à ses partenaires ce « Plan Fouchet », qui était en quelque sorte un projet « souverainiste » avant la lettre. Veillant à ménager la chèvre et le chou, ce plan de coopération conçu unilatéralement ne rompait pas officiellement avec la construction dite « européenne » mais il la limitait en fait à une simple concertation internationale entre États souverains : avec un Conseil des chefs d’État et de gouvernement qui devait statuer à l’unanimité, trois Comités des ministres (Affaires étrangères, Défense et Éducation nationale), une Assemblée parlementaire européenne purement consultative, et une « Commission politique » sans pouvoir et constituée de hauts fonctionnaires.

Ce qu’il faut surtout retenir du « Plan Fouchet », c’est que ces propositions furent brocardées dans la presse et rejetées par les cinq autres partenaires de la France, tous dans la main des Américains.

Washington, qui avait bien compris que le « Plan Fouchet » était une tentative d’enterrement de son projet machiavélique de domination géopolitique de l’ensemble du continent européen, l’empêcha ainsi de se concrétiser.

De Gaulle le constata avec amertume, en traitant les cinq autres États de « colonisés » : « La difficulté, c’est que les colonisés ne cherchent pas vraiment à s’émanciper des Américains » (4 janvier 1963, cité dans C’était de Gaulle, Alain Peyrefitte, tome 2, Partie III, Fayard, 1997, p. 15).

Conclusion

Tout ceci n’a pas seulement qu’un intérêt historique rétrospectif : le « Plan Fouchet » et son échec sont la preuve de l’impasse inéluctable de tout projet « souverainiste », c’est-à-dire fondé sur les ambiguïtés et la non prise en compte des stratégies des autres États.

Le « souverainisme » est voué à l’échec car il refuse de comprendre qui tire les ficelles de la prétendue « construction européenne » et il refuse d’admettre que l’écrasante majorité des autres États d’Europe sont vassalisés par les Américains. Le « souverainisme » est un rêve car il occulte la réalité du rapport de force, ce qui le condamne à l’impuissance.

Déjà impossible en 1961-1962 alors que la France était l’État le plus puissant et le plus influent de la petite « Europe des Six » dont ne faisait pas partie le Royaume-Uni, un Plan Fouchet serait a fortiori bien plus impossible encore avec une Europe à 27 où la France est marginalisée pendant que triomphe la stratégie américaine de vassalisation.

Comme on ne peut pas décider pour autrui, il reste à décider pour soi-même : la France n’a pas d’autre solution que de sortir de l’Union européenne.

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L’Italie n’a pas la bonne monnaie ni le bon mouvement politique

Dans un numéro récent (10 décembre 2012) du grand quotidien britannique Daily Telegraph, le célèbre journaliste Ambrose Evans-Pritchard explique que « le départ de Mario Monti est la seule façon de sauver l’Italie ».

Pourquoi ? Parce que «  l’Italie a un seul problème économique majeur : elle n’a pas la bonne monnaie » et Mario Monti est l’homme qui a été placé à la tête de l’Italie pour que le pays reste dans cette monnaie.

Dans cet article très bien documenté, Ambrose Evans-Pritchard démystifie l’idée selon laquelle une sortie de l’Italie de l’euro serait un désastre économique pour le pays. Il montre au contraire qu’un retour à la lire est non seulement souhaitable, mais qu’un retrait de Mario Monti pourrait être un premier pas dans cette direction.

Ce qu’il faut retenir de cet article :

  • – L’Italie est plus riche que l’Allemagne en termes de richesse par habitant. Elle a le premier excédent primaire du G7. Son cumul de dette privée et publique est inférieur à celui de la France, des Pays-Bas, du Royaume Uni, des États-Unis ou du Japon.
  • – Selon Andrew Roberts de la banque RBS : […] « S’il y a bien un pays d’Europe qui aurait intérêt à sortir de l’euro pour restaurer sa compétitivité, c’est évidemment l’Italie ». Analyse corroborée par une étude de la Bank of America.
  • – L’obstacle principal à un retrait de l’euro est Mario Monti, ardent défenseur du projet européen et de l’euro. Plus tôt sera sa sortie, plus tôt le pays pourra stopper sa descente dans la récession. Les marchés sont d’ailleurs horrifiés à cette idée, en témoigne la flambée récente des taux sur le 10-ans italien.
  • – Un tel scénario démontrerait que les propos de M. Draghi promettant de venir à l’aide des pays de manière « illimitée » ne reposent sur rien de concret, et que le vrai pouvoir est encore du côté des hommes politiques.
  • – Alors que la chute de l’économie italienne s’accélère, il serait surprenant que, lors des élections à venir, les italiens accordent leur confiance à des hommes politiques partisans de mesures ayant prouvé leur inefficacité. 30% d’entre eux seulement estiment aujourd’hui  que l’euro a été « une bonne chose ».
  • – L’intervention de Berlusconi ce weekend témoigne de ce que les voix anti-austérité commencent à se refaire entendre. « L’Italie est au bord de l’abysse. Je ne peux pas laisser mon pays être entraîné dans une spirale de récession sans fin. […] La situation est aujourd’hui pire qu’il y a un an. Nous ne pouvons pas continuer ainsi » a t-il déclaré.

suite de l’article sur :

http://www.u-p-r.fr/actualite/france-europe/les-2-problemes-italie-monnaie

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L’exemple Suédois

Entre novembre 2002 et septembre 2003, une propagande acharnée avait prédit un cataclysme économique au peuple suédois en cas de victoire du « NON » à l’adoption de l’euro. En visionnant la conférence de François Asselineau ci-après, vous comprendrez comment les politiciens,  les médias, et les soi-disant « experts » s’y sont pris pour désinformer leur peuple.

 

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Un nouveau cadavre dans le placard : Chypre la nouvelle angoisse des européistes

23/11/2012 1 commentaire
Un nouveau cadavre dans le placard : ChypreOn avait beaucoup parlé de Chypre dans les médias cet été. Début juillet, le président chypriote Christofias, également président du Conseil de l’UE pour 6 mois, avait en effet publiquement annoncé qu’il négociait une aide financière avec la Russie.
Il en avait profité pour démasquer le caractère prédateur de la prétendue “solidarité européenne” et pour ridiculiser la troïka UE-BCE-FMI. (Je renvoie ici à mon article du 4 juillet dernier). Mais depuis ce coup d’éclat, silence radio. Selon nos informations, cette loi du silence pourrait bientôt être brisée et Chypre pourrait revenir en fanfare sur le devant de la scène politique.

PANICOS FAIT PANIQUER LES DIRIGEANTS DE LA BCE

Car rien ne va plus entre le gouverneur de la banque centrale chypriote, M. Panicos Demetriades, et les plus hautes instances de la Commission européenne et de la BCE.

Devenu paria parmi ses pairs (en tant que gouverneur de la Banque centrale chypriote, il est de droit membre du Conseil d’administration de la BCE), Panicos, au nom prédestiné, sème la panique en haut lieu.

Pourquoi ? Parce que Chypre est à court de liquidités, que le gouverneur n’est pas suffisamment prompt à se coucher au coup de sifflet européiste, et que la situation financière y est tellement mauvaise que l’île risque de tomber en cessation de paiements à très court terme, dans le mois qui vient.

La situation est d’autant plus mauvaise que la Russie a finalement renoncé à continuer à voler au secours de l’île (cf. supra) et que d’intenses sorties de fonds en provenance des banques chypriotes auraient eu lieu depuis plusieurs semaines.

Selon les rumeurs de couloir, des Britanniques fortunés et des grandes fortunes russes ou de pays de l’est (grandes fortunes à l’origine douteuse), auraient procédé à des retraits massifs, dans la crainte d’une défaillance de Chypre et, peut-être, d’une sortie de l’euro dans la foulée.

Comme l’hypothèse de sortie de l’euro est interdite par les oligarques européistes, la Commission européenne et la BCE ne voient pas d’autre solution que de renflouer financièrement l’île de Chypre. Mais cela suppose l’application à l’île des mesures de rigueur draconienne qui sont imposées à la Grèce, à l’Italie, au Portugal et à l’Espagne. Ce que Chypre refuse.

L’UE AIDERA-T-ELLE CHYPRE SANS PLAN DE RIGUEUR ?

Il se pose donc un redoutable problème pour les européistes :

– soit refuser d’accorder à Chypre l’aide nécessaire, au risque de voir l’île prononcer sa cessation de paiements d’ici à ma mi-décembre, avec toutes les conséquences que l’on imagine sur la stabilité de l’euro ;

– soit accorder à Chypre l’aide nécessaire, mais en acceptant de ne pas la lier à un plan de rigueur draconien. Ce qui pose aussitôt un énorme problème de principe. D’une part vis-à-vis des dirigeants des autres pays du sud, qui voudront profiter du précédent ainsi créé. D’autre part vis-à-vis des dirigeants Allemands, pour lesquels une telle hypothèse d’aide sans plan de rigueur est hors de question.

Au regard des désastres grec, portugais, espagnol ou italien, les conséquences financières du cas de Chypre sont relativement marginales [Il est question de 10 milliards d’euros quand même…]. Mais il n’en pose pas moins une redoutable quadrature du cercle pour les dirigeants de l’UE.

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